Le temps d’une interview…

1. Vous avez choisi de continuer votre volontariat en EDD malgrĂ© cette pĂ©riode difficile, qu’est-ce qui vous a amenĂ© Ă  faire ce choix ?

L’éducation est, depuis toujours, l’une de mes valeurs principales. Le rĂŽle essentiel de l’Ă©ducation dans le dĂ©veloppement Ă©conomique et social est indĂ©niable. Avoir une petite contribution Ă  la formation d’une sociĂ©tĂ© meilleure, me motive Ă  poursuivre les missions que l’EDD propose.

2. Comment vivez-vous votre volontariat en EDD pendant cette pĂ©riode COVID? Qu’est-ce qui a changĂ© ? Quelles sont vos difficultĂ©s ?

J’ai commencĂ© mon volontariat pendant cette pĂ©riode, un peu avant la deuxiĂšme vague. Mon expĂ©rience n’a pas changĂ©, mais je peux dire que j’espĂ©rais ĂȘtre plus impliquĂ©e dans des activitĂ©s crĂ©atives. Avec les nouvelles restrictions, ces activitĂ©s sont limitĂ©es.

3. Y a-t-il quelques points positifs qui se dégagent ?

Qui sait, peut-ĂȘtre que si cette crise n’avait pas existĂ© je ne serais pas ici, volontaire Ă  l’école de devoirs oĂč j’ai toujours des choses Ă  apprendre et dĂ©couvrir.

Pour le moment on ne peut pas savoir ce que toute cette situation nous apportera… VoilĂ  l’Ă©ventuel point positif. Nous avons plus de «temps» pour ĂȘtre avec nos proches, pour rĂ©flĂ©chir et finalement rĂ©aliser et apprĂ©cier tout ce qu’on a tenu pour acquis.
J’ai l’espoir que tout revienne Ă  la normale
 Sinon, espĂ©rons un monde meilleur…

Que pensez-vous de l’impact du confinement, premiùre et deuxiùme vagues chez les enfants ?

Je trouve fort negative l’impact du confinement chez les enfants.

Concernant le contexte scolaire, les Ă©lĂšves pensent qu’ils sont toujours en vacances (bien sĂ»r,  c’est la plus simple des explications et il faut certainement en considĂ©rer d’autres) et la motivation Ă  apprendre est bien diminuĂ©e. Bien sĂ»r, il y a des enfants qui apprennent par curiositĂ©, qui sont intĂ©ressĂ©s par l’école ou l’apprentissage en gĂ©nĂ©ral (mais leur intĂ©rĂȘt doit aussi ĂȘtre maintenu). Ils ont compris que plus de compĂ©tences signifie : un avenir meilleur, plus d’opportunitĂ©s, pourquoi pas libertĂ©, autonomie.

De plus, ils sont Ă©galement touchĂ©s par le manque d’interactions sociales. Il est trĂšs important de socialiser avec d’autres personnes (pas seulement dans l’environnement virtuel).

Sortir avec les amis, voir les copains Ă  l’Ă©cole, faire diverses activitĂ©s sportives, crĂ©atives etc. Les loisirs sont impĂ©rativement nĂ©cessaires. A mon avis, il y a un risque rĂ©el qu’ils dĂ©veloppent des maladies telles que l’agoraphobie et hypocondrie.

Elena Botez
Volontaire à l’Ecole de Devoirs La Place depuis septembre 2020
1. Vous avez choisi de continuer votre volontariat en EDD malgrĂ© cette pĂ©riode difficile, qu’est-ce qui vous a amenĂ© Ă  faire ce choix ?
Je suis pensionnĂ©e et l’école des devoirs est donc un vrai choix, un investissement au sein d’une Ă©quipe. C’est un travail trĂšs utile pour les enfants dĂ©favorisĂ©s dont on s’occupe : je pense qu’ils ont plus que jamais besoin de notre aide.
 
2. Comment vivez-vous votre volontariat en EDD pendant cette pĂ©riode COVID? Qu’est-ce qui a changĂ© ? Quelles sont vos difficultĂ©s ?
Ce n’est pas facile pour moi, parce que la proximitĂ©, la spontanĂ©itĂ©, les «cĂąlins» avec les enfants me manquent. Je ne peux plus m’installer Ă  leur table pour le goĂ»ter, par manque de place pour respecter la distanciation, et donc je perds la relation «loisir» et ne fais plus que les devoirs.
 
3. Y a-t-il quelques points positifs qui se dégagent ?
Notre unitĂ© d’équipe envers et contre cette pandĂ©mie. L’espoir que nous aidons les enfants dans leurs apprentissages et dans un certain bien-ĂȘtre malgrĂ© les contraintes.
 
4. Que pensez-vous de l’impact du confinement, premiùre et deuxiùme vagues chez les enfants ?
Pour moi, c’est une vraie catastrophe pour ces enfants dont les parents ne parlent pas français et qui n’ont pas les moyens de les aider d’un point de vue scolaire ! Les enfants ont vraiment perdu des apprentissages et, pour beaucoup, sont dĂ©motivĂ©s. Il y aura encore plus un fossĂ© entre les enfants d’un milieu favorisĂ© et ces enfants lĂ  ! Et cela me rend triste…
Patricia
volontaire à l’Ecole de Devoirs La Place depuis 3 ans