Le temps d’une interview (suite)…

1. Vous avez choisi de continuer votre volontariat en EDD malgré cette période difficile, qu’est ce qui vous a amené à faire ce choix ?
L’École de Devoirs est très importante pour moi parce que je m’y sens très bien et que j’adore les enfants et les autres volontaires. Cela n’a jamais été une corvée ou un « travail ». C’était une très bonne surprise quand j’ai su que l’EDD continuait de fonctionner malgré les conditions, et je suis très heureuse de garder ce facteur de normalité dans ma vie et de pouvoir aider les enfants dans ce moment compliqué.
 
2. Comment vivez-vous votre volontariat en EDD pendant cette période COVID ? Qu’est ce qui a changé ? Quelles sont vos difficultés ?
J’ai l’impression que tout se passe de la meilleure manière possible compte tenu des circonstances. Le contact avec les enfants reste plus ou moins le même, mais nous devons rester en plus petits groupes. Selon moi la seule « contrainte » c’est le port du masque et cela ne me dérangent pas puisqu’ils sont nécessaires. Évidemment il faut faire attention à se désinfecter les mains, à tout nettoyer correctement et à ne pas avoir trop de contacts physiques avec les enfants, mais encore une fois j’ai l’impression que ça ne pourrait pas mieux se passer pour le moment ! Tout est bien géré et je ne ressens pas de différence dans les relations que j’ai avec les enfants ou avec les autres volontaires.
 
3. Y a-t-il quelques points positifs qui se dégagent ?

L’organisation de l’EDD reste impeccable malgré les temps difficiles et je pense que les efforts individuels de chacun jouent beaucoup. Charlotte fait un très bon travail comme d’habitude, tout le monde fait attention aux mesures et jusqu’ici aucun des enfants n’a été malade, ce qui je pense montre le bon fonctionnement de l’école de devoirs !

 
4. Que pensez vous de l’impact du confinement, première et deuxième vagues, chez les enfants ?
En ce qui concerne la première vague je n’ai pas pu observer grand-chose à cause du fait que je n’ai pas vu les enfants de début mars à début septembre (à part deux journées pendant l’été qui n’étaient pas vraiment en relation avec les devoirs). Pour la deuxième vague, je remarque que certains ont un peu plus «la flemme» ou quelques difficultés supplémentaires dans certaines matières, mais en règle générale j’ai l’impression qu’ils s’en sortent très bien (à noter que je ne suis à l’EDD qu’une fois par semaine, je ne peux donc pas connaître les lacunes et les changements de comportement aussi bien que Charlotte ou Corinne, par exemple).
Elisabeth
22ans, volontaire à l’Ecole de Devoirs La Place depuis plus d’un an